Dans le cadre d'un accident de la circulation ayant causé le décès de son conjoint, la loi prévoit la réparation intégrale des dommages subis par les proches. L'indemnisation des préjudices de la victime indirecte (le conjoint survivant, les enfants, les ayants-droit) prend différentes formes juridiques selon la nature des postes de préjudices réclamés.
Si les préjudices moraux et les frais immédiats sont systématiquement réglés sous forme de capital, le préjudice économique destiné à compenser la perte de revenus du foyer peut, quant à lui, faire l'objet d'un arbitrage complexe entre le versement d'un capital unique ou d'une rente viagère.
S'agissant du préjudice économique du conjoint survivant, lorsque l'indemnisation est versée sous forme de rente, celle-ci doit obligatoirement être indexée pour permettre une revalorisation régulière face à l'inflation. Dans le cadre des accidents de la circulation routière (Loi Badinter), cette majoration est strictement prévue par la loi selon un indice précis du Code de la sécurité sociale. Il s'agit d'une disposition d'ordre public : il ne peut y être dérogé, ni par la compagnie d'assurance, ni même par le Juge du Tribunal Judiciaire.
Le choix entre une indemnisation en capital ou sous forme de rente dépend de nombreux critères : âge du conjoint survivant, présence d'enfants à charge, situation fiscale et professionnelle. Une mauvaise méthode de calcul ou l'application d'un barème de capitalisation obsolète par l'assureur peut léser la famille de plusieurs dizaines de milliers d'euros.
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